
« Je cherche ton visage, Seigneur !
Ne me cache pas ton visage ! » (Psaume 26)
Elle a été assassinée dans les chambres à gaz :
Elle a été assassinée dans les chambres à gaz :
c’est le Christ.
Il porte des guenilles :
Il porte des guenilles :
c’est le Christ.
Elle est en prison :
Elle est en prison :
c’est le Christ.
Il est immigré :
Il est immigré :
c’est le Christ.
« Je cherche ton visage, Seigneur !
« Je cherche ton visage, Seigneur !
Ne me cache pas ton visage ! »
Elle agonise sur son lit de souffrance :
Elle agonise sur son lit de souffrance :
c’est le Christ.
Il est sale, il sent mauvais, il mendie :
Il est sale, il sent mauvais, il mendie :
c’est le Christ.
Elle se drogue :
Elle se drogue :
c’est le Christ.
Il est battu à mort :
Il est battu à mort :
c’est le Christ.
« Je cherche ton visage, Seigneur !
« Je cherche ton visage, Seigneur !
Ne me cache pas ton visage ! »
Elle a faim, il a soif :
Elle a faim, il a soif :
c’est le Christ.
Il est condamné à mort :
Il est condamné à mort :
c’est le Christ.
Elle se prostitue :
Elle se prostitue :
c’est le Christ.
Il a été torturé :
Il a été torturé :
c’est le Christ.
« Je cherche ton visage, Seigneur !
« Je cherche ton visage, Seigneur !
Ne me cache pas ton visage ! »
Il est homo :
Il est homo :
c’est le Christ.
Elle est séropositive :
Elle est séropositive :
c’est le Christ.
Il hurle la colère de ses « pourquoi » :
Il hurle la colère de ses « pourquoi » :
c’est le Christ.
Elle a tenté de se suicider :
Elle a tenté de se suicider :
c’est le Christ.
« Je cherche ton visage, Seigneur !
« Je cherche ton visage, Seigneur !
Ne me cache pas ton visage ! »
Seigneur, comment te reconnaître sous le visage défiguré de chacune de ces personnes malmenées, méprisées, cassées ?
Tu as donné ta vie pour elles.
Avec toi, le crucifié, l’Amour est écartelé.
Mais nous ne voyons plus tes membres transpercés sur deux bouts de bois, aveuglés que nous sommes par l’habitude.
Sur une croix ou sur une chaise électrique, tu portes sur tes épaules tout le malheur du monde. Ton chemin est celui de tout homme.
Chemin de croix, chemin de mort, il peut devenir chemin de vie.
Mettre ses pas dans tes pas sur ton chemin de souffrance, c’est se laisser entraîner vers la lumière de la Résurrection où l’Amour crucifié devient l’Amour transfiguré.
Seigneur, comment te reconnaître sous le visage défiguré de chacune de ces personnes malmenées, méprisées, cassées ?
Tu as donné ta vie pour elles.
Avec toi, le crucifié, l’Amour est écartelé.
Mais nous ne voyons plus tes membres transpercés sur deux bouts de bois, aveuglés que nous sommes par l’habitude.
Sur une croix ou sur une chaise électrique, tu portes sur tes épaules tout le malheur du monde. Ton chemin est celui de tout homme.
Chemin de croix, chemin de mort, il peut devenir chemin de vie.
Mettre ses pas dans tes pas sur ton chemin de souffrance, c’est se laisser entraîner vers la lumière de la Résurrection où l’Amour crucifié devient l’Amour transfiguré.
Jean-Michel DI FALCO , évêque de Gap


1 commentaires:
Salut ami d’Outre-Atlantique et merci du partage. C’est tout à fait par hasard, au gré de mes explorations des blogs, que j’ai atterri ici.
Bravo pour ton blog intéressant et visuellement attrayant!
NOTE. Mon blog parle de la connaissance de soi. Si le coeur t'en dit, tu es bienvenu.
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