Qu'il est beau de te suivreô jeune homme qui ondoies
sans hâte dans la ville nocturne.
Si tu t'arrêtes au coin d'une rue,
je resterai, loin de ta paix
- ô mon ardente solitude.
J'allais pleurant déjà parmi les gens
ma semence perdue sans amour.
Un berger recueillit mes larmes,
léger, attentif, intact, indifférent.
Sendro PENNA ( 1906-1977 )
Collection Orphée 1989 - La Différence
Collection Orphée 1989 - La Différence


1 commentaires:
D'une vie sans relief, sans carrière, ce poète solitaire - mais tôt reconnu de ses pairs- construit un chant de passion. P. P. PASOLINI voyait dans l'art de Sandro PENNA l'un des sommets du lyrisme italien.
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