mardi 3 juillet 2007

Une ardente solitude

Qu'il est beau de te suivre
ô jeune homme qui ondoies
sans hâte dans la ville nocturne.

Si tu t'arrêtes au coin d'une rue,
je resterai, loin de ta paix
- ô mon ardente solitude.

J'allais pleurant déjà parmi les gens
ma semence perdue sans amour.

Un berger recueillit mes larmes,
léger, attentif, intact, indifférent.

Sendro PENNA ( 1906-1977 )
Collection Orphée 1989 - La Différence

1 commentaires:

FrancoisJoachim49 a dit…

D'une vie sans relief, sans carrière, ce poète solitaire - mais tôt reconnu de ses pairs- construit un chant de passion. P. P. PASOLINI voyait dans l'art de Sandro PENNA l'un des sommets du lyrisme italien.